Répartition des ressources humaines pour la santé

From Burkina Faso ONSP

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En juin 2016, l’effectif du Ministère se chiffrait à 25 625 agents composés de 1 240 médecins (spécialistes et généralistes), 281 pharmaciens (généralistes et spécialistes), 7 174 infirmiers (brevetés et d’Etat), de 2 532 Sages-femmes, 3 682 Accoucheuses (auxiliaires et brevetées), 2 805 Agents itinérants de Santé, 602 Technologistes biomédicaux. Sur l’effectif de 25 625 agents, 90,25% sont fonctionnaires dont 50,49% de sexe masculin et 58,88% avec une ancienneté au poste inférieure à 5 ans. Près de la moitié (49,71%) des effectifs du Ministère sont en milieu rural. La proportion des effectifs travaillant en milieu semi-urbain et milieu urbain est respectivement de 15,24% et 35,05%.

Le personnel technique (médical et paramédical) est insuffisant en quantité et en qualité dans la plupart des formations sanitaires du système de santé, ce qui affecte la disponibilité et la qualité des prestations offertes. Le ratio médecin est évalué à 1 pour 15 350 habitants (la norme de l’OMS étant 1 médecin pour 10.000 habitants), celui des infirmiers à 1 pour 2653 habitants (norme de l’OMS étant d’un infirmier par 3 000 habitants) et celui des sages-femmes à 1 pour 7518 habitants (norme de l’OMS étant d’une sage-femme par 5 000 habitants). A la même date, 7% des CSPS du pays remplissent les normes minimales en personnel . A cela s’ajoute une inégale répartition de ces ressources humaines, accentuée par la difficulté de fidéliser les agents dans les zones difficilement accessibles. 40% des médecins généralistes sont en activité dans la seule Région Centre où se trouve seulement 14% de la population totale. 50% des personnels infirmiers, et sages-femmes évoluent en zone rurale ou réside 80% de la population et seulement 12% des médecins spécialistes exercent dans les 9 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR). De plus, il faut préciser que les médecins se consacrent également à de nombreuses tâches administratives, réduisant ainsi leur disponibilité pour prodiguer des soins. Tel est notamment le cas des médecins directeurs centraux, régionaux, des médecins chefs de districts.

Des mécanismes existent permettant d’organiser de façon efficiente la répartition du personnel. On note à cet effet la régionalisation du recrutement, l’institution d’une commission Nationale d’affectation, l’affectation des médecins spécialistes nouvellement recrutés ou de retour de stage de formation prioritairement dans les CHR .