Politiques de santé publique

From Burkina Faso ONSP

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Dans le secteur sanitaire public, les structures de soins sont organisées en trois niveaux qui assurent des soins primaires, secondaires et tertiaires. Dans le secteur sanitaire public, les structures de soins sont organisées en trois niveaux qui assurent des soins primaires, secondaires et tertiaires. Le premier niveau est constitué par le district sanitaire qui comprend deux échelons : le premier échelon de soins est le Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS), structure de base du système de santé ;

le deuxième échelon de soins est le Centre Médical avec Antenne chirurgicale (CMA) ; il sert de référence pour les formations sanitaires du district. Certains districts sanitaires sont centrés sur des Centres Hospitaliers Régionaux (CHR). Le deuxième niveau est représenté par le Centre Hospitalier Régional (CHR). Il sert de référence et de recours aux CMA.

Le troisième niveau est constitué par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) qui est le niveau de référence le plus élevé pour les soins spécialisés. Il sert également de cadre de formation des différentes catégories de personnels et de recherche. Malgré les efforts sur le plan institutionnel et juridique pour rendre plus performant le secteur hospitalier, la qualité des soins offerts est encore faible notamment les soins d'urgence et de référence.

Cette mauvaise qualité peut s'expliquer par les insuffisances dans le domaine managérial au sein des hôpitaux, l'absence de normes en personnel, en équipement et en soins, l'inexistence d’un statut du personnel hospitalo-universitaire, la faiblesse des plateaux techniques. Les hôpitaux ne jouent pas leur rôle de référence. Le cas particulier des deux CHN en est un exemple qui se traduit par le nombre élevé des évacuations sanitaires à l’extérieur du pays. Les structures publiques de soins sont notamment confrontées à l’inorganisation du système de référence et de contre référence.

b) Secteur sanitaire privé

A l’exception des dépôts de médicaments qui peuvent être gérés par des non professionnels du médicament, l’exploitation de structures sanitaires privées, surtout à but lucratif, se fait individuellement et est un monopole des professionnels de la santé au regard des textes en vigueur. A côté des exploitations individuelles, les associations et les Organisations Non Gouvernementales (ONGs) ouvrent de plus en plus des établissements sanitaires privés.

Ce secteur connait un certain nombre de problèmes liés à dans l’application des textes y relatifs et à l’insuffisance de personnel qualifié. L’insuffisance de collaboration et de politique formelle de sa promotion ne lui permet pas d’être complémentaire du secteur public. Par ailleurs les structures du département chargées de l’appui et du contrôle ne sont pas pleinement fonctionnelles.

c) Secteur sanitaire traditionnel

La médecine et la pharmacopée traditionnelles ont été reconnues par la loi n° 23/94/ADP du 19/5/94 portant Code de la Santé Publique. Toutefois, il n'a pas été adopté une politique formelle en la matière, ce qui explique les insuffisances de l'organisation de l'exercice de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles. Cette situation se traduit par une non maîtrise de la gestion des plantes médicinales locales, une production très artisanale des produits de la pharmacopée et des difficultés de validation des produits..