Politiques dans d'autres secteurs et politiques intersectorielles

From Burkina Faso ONSP

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L’évolution de la santé des populations du pays est influencée par plusieurs facteurs dont les plus importants sont : Les facteurs politiques et institutionnels : le facteur positif est surtout l’engagement politique des autorités nationales et de leurs partenaires en faveur du secteur de la santé. Par contre les insuffisances dans la coordination, la collaboration intersectorielle et dans la gestion rigoureuse entravent l'exécution des programmes de développement en général et des programmes de santé en particulier. Les facteurs biologiques : ils sont à l’origine de nombreuses maladies infectieuses, parasitaires, génétiques et/ou héréditaires dont la prévention est rendue difficile par le bas niveau d’instruction des populations et les faibles moyens de diagnostic.

Les facteurs socioculturels : le faible niveau général d’éducation de la population et les pesanteurs socioculturelles diminuent l’impact des activités de l’IEC pour l’acquisition d’attitudes favorables à la santé. Ainsi, certains comportements comme les pratiques du lévirat, du mariage précoce, de l'excision sont défavorables à la santé et constituent des risques pour l’expansion de certaines maladies.

Les facteurs socio-économiques : le faible pouvoir d’achat des populations en général et des femmes en particulier limite leur accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’eau potable et à l'assainissement. l'insécurité alimentaire dans les ménages favorise la malnutrition et fragilise ainsi la santé des femmes et des enfants. La protection sociale est faible et le système moderne ne concerne que les travailleurs du secteur formel de l’économie, tandis que la protection sociale traditionnelle constituée par les réseaux d’assistance familiaux et communautaires a tendance à s’effriter. Cette situation de pauvreté favorise aussi la consommation d’aliments, de médicaments et autres produits nocifs à la santé. Les facteurs environnementaux : l’approvisionnement en eau potable est insuffisant et l’utilisation d’eau polluée reste très importante, surtout en zone rurale , ce qui explique la fréquence élevée des maladies diarrhéiques et des parasitoses. En matière d’hygiène et d’assainissement, le réseau d’évacuation des eaux pluviales est faible, ce qui provoque des inondations, l’insalubrité et la prolifération de vecteurs de maladies. L’utilisation des latrines reste très limitée en raison d’une part, de l’absence d’installations et d’autre part, de pratiques socioculturelles inadaptées. En matière de traitement des déchets solides et liquides, il n’existe aucun système efficace. La pollution est devenue plus importante du fait de l’utilisation intensive des pesticides et de l’émission des gaz dans les grands centres urbains. En ce qui concerne les conditions de vie, l’habitat en général est en banco et très vétuste. La cohabitation entre les animaux domestiques et les hommes crée des situations de promiscuité et d’insalubrité, favorisant le développement de certaines pathologies (leishmanioses, toxoplasmose…). Quant aux conditions de travail, peu de travailleurs bénéficient de mesures d’hygiène et de sécurité. Les facteurs démographiques : l’accroissement démographique concernera davantage les groupes vulnérables que sont les enfants et les femmes jeunes. L’augmentation du nombre de personnes âgées nécessitera la mise en place de services adaptés à leurs besoins de santé. Les mouvements de populations constituent des facteurs de propagation du SIDA et des autres maladies épidémiques (choléra, fièvre jaune, méningite…) ; ils favorisent également la circulation illicite des médicaments, des aliments et des produits prohibés. L’urbanisation se développe de façon non contrôlée rendant difficile la gestion des problèmes de santé des populations.