Leadership et gouvernance

From Burkina Faso ONSP

Jump to: navigation, search

Le système national de santé comprend le sous-secteur public, le sous-secteur privé et celui de la médecine et pharmacopée traditionnelles. Le leadership du ministère de la santé s’est manifesté au cours de l’exécution du PNDS 2001-2010, dans la définition de politiques et de normes, l’adoption de lois et autres conventions relatives à la santé, l’accroissement de ressources en faveur de la santé grâce au développement du partenariat et la mise en œuvre du panier commun. Dans le domaine de la gouvernance, il a enregistré des progrès notables tant sur le plan organisationnel que fonctionnel.

Un leadership efficace, des organes de suivi actifs et le consensus autour du PNDS comme outil de référence du développement sanitaire du Burkina Faso constituent les ingrédients qui ont maintenu la mobilisation des différents actifs malgré un contexte politico-social mouvementé. Le Comité national de suivi du PNDS (CNS/PNDS) mandaté pour jouer aussi le rôle de Cadre Sectoriel de Dialogue (CSD) s’est révélé, sous le leadership du Ministre de la santé, être un élément essentiel dans le pilotage de la mise en œuvre du PNDS. Depuis 2012, le processus de revue du secteur de la santé a réussi à créer une synergie entre la revue sectorielle de performance de la mise en œuvre du PNDS et celle de la mise en œuvre de la matrice sectorielle (SCADD 2011-2015). Ces revues annuelles ont permis d’évaluer la performance du système national de santé à travers l’examen analytique de l’état d’exécution des mesures sectorielles et des recommandations ainsi que le niveau d’atteinte des indicateurs du PNDS et de la SCADD.

Le travail des commissions thématiques apporte une contribution incontournable dans le suivi de la mise en œuvre du PNDS, dans le processus de revue sectorielle et dans les évaluations. La coordination du travail des commissions thématiques, pour créer les nécessaires synergies, nécessite d’être mieux précisée. Ce rôle est joué par le DGESS, sous le couvert du Secrétaire General qui vise les lettres d’invitation. Mais le DGESS préside en même temps une des commissions thématiques.

Les CTRS et les Conseils de santé de districts semblent avoir joué un rôle important dans le pilotage de la mise en œuvre du PNDS au niveau régional et au niveau des districts sanitaires. Pour potentialiser l’apport de leur contribution et dans le cadre de la redevabilité mutuelle, les réunions de ces organes devraient réserver suffisamment de place à l’analyse des causes de performance insuffisante pour mieux réorienter la planification opérationnelle.

La planification triennale, l’élaboration des CDMT et la planification annuelle se retrouvent effectuées par trois directions (DSEC, DSS, DFP) rattachées à la DGESS qui a repris en cours de parcours le rôle du SP/PNDS et la DAF. Le renforcement, en cours, des capacités de la DGESS doit être accéléré pour lui permettre d’assumer efficacement le rôle de coordination pour préserver la nécessaire cohérence entre les différents documents de planification pour la mise en œuvre du PNDS . Un certain nombre de réformes ont été conduites au cours de la période 2011-2015 dont notamment de (i) La décentralisation ou communalisation intégrale avec transfert des ressources, (ii) le renforcement de la santé communautaire, (iii) La transformation des CSPS des chefs-lieux de communes rurales en centres médicaux et la création de nouveaux districts, (iv) la réforme hospitalière y compris l’instauration de la prise en charge des urgences sans prépaiement, (v) la réforme pharmaceutique, (vi) la mise en œuvre de la politique de contractualisation et le financement basé sur les résultats, (vii) la régulation du secteur de la santé, (viii) la stratégie nationale et les textes règlementant l’exercice de la « médecine traditionnelle » et de la pharmacopée nationale, (ix) la mise en œuvre de la loi sur le régime d’assurance maladie universelle (RAMU) .