Élaboration de politiques et planification sanitaire

From Burkina Faso ONSP

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Au plan national, le pays a adopté des textes traduisant la volonté politique du gouvernement en faveur de la santé et du bien-être des populations et qui sont, entre autres, le Code de la santé publique, le Code de l’hygiène publique, le Code des personnes et de la famille, le code de l’environnement et de l’eau, la politique nationale genre, la loi sur la santé de la reproduction et celle relative à l’infection à VIH.

Les valeurs qui sous-tendent la présente politique nationale de santé et le Plan national de développement sanitaire 2011-2020 sont : l’équité, la justice sociale, la solidarité, la redevabilité, l’éthique, la probité, le respect de l’identité culturelle des communautés et des droits des patients ainsi que l’approche genre et la bonne gouvernance. Le Burkina Faso adhère aux principes des soins de santé primaires qui sont, entre autres : l’acceptabilité, l’efficacité et l’efficience des soins de santé, la réactivité des services de santé, l’accès universel aux soins, la coordination et la collaboration intersectorielle et la participation individuelle et collective. La planification pour la mise en œuvre du PNDS 2011-2020 sera basée sur l’approche Gestion axée sur les résultats (GAR) et se fera à travers les outils suivants : Budget-programme : sur la base du Budget-programme, la DGESS élabore et diffuse une note d’orientation accompagnée de directives de planification en se focalisant sur les résultats attendus. La planification triennale glissante intégrera, les activités financées par des partenaires extérieurs et non pris en compte dans le Budget-programme Le CDMT sera utilisé comme outil de mobilisation des ressources, Les plans annuels d’action à tous les niveaux, les projets d’établissement des hôpitaux, des plans de développement des régions et des plans de développement sanitaire des districts (plans communaux de développement et des plans de tous les autres acteurs). Les différentes structures du Ministère de la santé élaborent leur plan d’action annuel sur la base de leur plan de développement et du Budget-programme qui font l’objet de revue technique avant leur adoption par les instances habilitées. Ces plans sont soumis aux sessions de financement. Au regard de l’expérience acquise, les critères d’allocation devront être revus pour tenir compte des nouvelles initiatives et des problèmes d’inégalité de performances.

Le système d’information du Burkina a connu ces dernières années des réformes visant à renforcer ses performances et lui permettre d’assurer la disponibilité et l’utilisation d’une information sanitaire de qualité pour la prise de décision. Au nombre de ces réformes, on peut citer l’informatisation du SNIS à travers la mise en place de l’entrepôt national des données sanitaires utilisant le logiciel DHIS2 (Endos-BF), la mise en place de la télésanté. D’autres initiatives utilisant les TIC dans le sens de l’amélioration du SNIS et de la SIMR sont en cours d’implémentation dans certains districts parmi lesquels on peut citer le dossier patient (REC), RapidSMS, mHealth PCIME/c, la surveillance nutritionnelle, etc. L’entrepôt de données (Endos-BF) a permis d’améliorer la qualité de l’information sanitaire. Dans le domaine de la production de l’information sanitaire de qualité, plusieurs réalisations ont été faites : - la relecture du manuel de procédure de gestion de l’information sanitaire (MPGIS) et des métadonnées du SNIS ; - l’élaboration du document sur les métadonnées ; - la production régulière dans les délais des rapports statistiques (annuaires, BEIS, tableaux de bord,…) et réalisation des enquêtes spécifiques (SARA, , comptes de santé). - la prise en compte des données communautaires (OBC) et du secteur privé de santé par leur paramétrage dans Endos. - le contrôle de la qualité des données (sorties d’apurement des données, enquête qualité des données, manuel de contrôle continu de la qualité des données sanitaires, etc.) Concernant l’utilisation de l’information sanitaire à tous les niveaux, plusieurs actions ont été menées : • renforcement du processus d’analyse et d’utilisation de l’information sanitaire à tous les niveaux (revue du secteur de la santé, élaboration des plans d’action, formulation des politiques, etc.) • élaboration d’une cyber-stratégie sectorielle Esanté dans le but de développer des systèmes informatiques interopérables pour la prise de décision ; • animation du site WEB du Ministère de Santé ; • mise à jour de la carte sanitaire nationale. Les problèmes qui devront focaliser l’attention au cours de la 2e phase du PNDS 2011-2020 en matière de système d’information sanitaire sont les suivants : • la faible qualité et sécurité des données sanitaires en général et particulièrement au niveau hospitalier ; • le déploiement insuffisant de Endos jusqu’au niveau CSPS ; • la faible complétude des données du privé ; • l’insuffisance dans la collecte et la capitalisation des données communautaires ; • la non prise en compte des indicateurs relatifs à certaines cibles ODD (santé des adolescents et des jeunes, des personnes âgées, etc.) • la faiblesse des infrastructures et réseaux de communication (internet, intranet, RESINA) ; • la faible coordination des initiatives d’introduction des TIC dans le domaine de la santé ;