Contexte et contexte du système de santé

From Burkina Faso ONSP

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Le système de santé du Burkina Faso hérité de l’aire colonial a connu une grande évolution au fil des années avec parfois des ruptures assez nettes en terme de choix stratégiques. Au cours des années 1970, il était défini dans les plans quinquennaux de développement, une orientation précise pour la lutte contre les endémo-épidémies avec une organisation axée sur la protection de la santé des populations en zones rurales. Cette option se justifiait largement par le profil épidémiologique caractérisé par la prédominance de ces endémo-épidémies (lèpre, rougeole, méningite, trypanosomiase,...). Les stratégies mises en place privilégiaient la mise en place de centres fixes de soins et le développement des équipes mobiles.

Le Burkina Faso à l’instar d’autres pays du monde, a souscrit à la mise en place des Soins de Santé Primaires (SSP) en 1978 à Alma Ata afin de remédier à la mortalité liée aux maladies endémo-épidémiques d’une part et satisfaire les besoins de nos populations d’autre part. Cette dynamique a amené le pays à se doter d’une Programmation Sanitaire Nationale (PSN) couvrant la période 1980-1990 dont la mise en œuvre a permis le développement progressif d’une organisation pyramidale. Face à la persistance d’une morbidité et d’une mortalité toujours élevée, le Ministère de la Santé avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers s’est engagé dans une réforme de son système de santé basée sur la décentralisation avec la mise en place de districts sanitaires dans les années 1990. L’Initiative de Bamako a été retenue comme stratégie de base pour la revitalisation des formations sanitaires périphériques. En 2000, la communauté internationale a adopté la Déclaration du millénaire et les objectifs du millénaire pour le développement fixant 2015 comme date butoir pour atteindre les cibles. C’est ainsi qu’un plan national de développement a été adopté. La politique sanitaire nationale a été révisée en 2011 pour prendre en compte les changements importants intervenus dans le monde et plus particulièrement dans la région africaine et au plan national. L’organisation du système de santé prend en compte l’organisation des services administratifs et l’organisation des services de soins. Sur le plan administratif, le système de santé du Burkina comprend trois niveaux à savoir le niveau central, intermédiaire et périphérique ; le niveau central est composé des structures centrales organisées autour du cabinet du Ministre et du Secrétariat général ; le niveau intermédiaire comprend 13 directions régionales de la santé ; le niveau périphérique est constitué de 70 districts sanitaires. Le district sanitaire est l’entité opérationnelle du système national de santé. L’offre des soins est assurée par les structures publiques et privées. Les structures publiques de soins sont organisées en trois niveaux qui assurent des soins primaires, secondaires et tertiaires. Le premier niveau comprend deux échelons : le premier échelon de soins est composé de Centres médicaux (CM), de Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), de dispensaires et maternités isolés. En 2015, on dénombrait au compte du sous-secteur public 1 698 CSPS, 43 CM, 12 maternités isolées et 119 dispensaires isolés

Carte des districts et formation sanitaire Carte de distriict et formation sanitaire.PNG

Le deuxième échelon de soins est le centre médical avec antenne chirurgicale (CMA). Il est le centre de référence des formations sanitaires du premier échelon du district. En 2015, le nombre de CMA fonctionnels était de 47 ; Le deuxième niveau de soins est représenté par le centre hospitalier régional (CHR) qui sert de référence pour les CMA. Il existe au total neuf (09) CHR dans le pays. ; Le troisième niveau est constitué par le centre hospitalier universitaire au nombre de quatre (04) en 2015 : les centres hospitaliers universitaires Yalgado Ouédraogo, Pédiatrique Charles De Gaulle et Souro Sanou et le CHU Blaise Compaoré. Ces structures constituent le niveau de référence le plus élevé. Il existe d’autres structures publiques de soins telles que les services de santé des armées (SSA), les infirmeries des sociétés et les services de santé de l’Office de santé des travailleurs. On dénombrait 435 structures privées de soins toutes catégories confondues dont 240 à Ouagadougou et 74 à Bobo-Dioulasso en fin 2015 . En plus de ces structures, il y’a la pharmacopée, la médecine traditionnelle et la santé à base communautaire qui contribuent également à l’amélioration de l’offre de santé à la population.