Aperçu des grandes réformes politiques

From Burkina Faso ONSP

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Le système national de santé du Burkina Faso s’est construit progressivement depuis les années 1960 à travers plusieurs réformes que sont :

Réforme sur le système de santé de district

Les réformes du système de santé débutées depuis 1978, ont connu une accélération à partir des années 1990. Elles concernent notamment les domaines institutionnels, ceux des soins de santé et de la pharmacie. La création des districts sanitaires est l’une des mutations les plus importantes dans le secteur de la santé. Ainsi, la carte sanitaire organise le pays en 70 districts sanitaires administrés chacun par une Equipe Cadre de District (ECD) chargée de la gestion, des prestations des soins cliniques et de la recherche en santé.

Dans le processus de décentralisation du système de santé, il apparaît de nombreux défis à relever au niveau des districts au nombre desquels on peut citer le renforcement de la planification opérationnelle et du système d’information sanitaire, l’intégration des programmes verticaux, le développement des capacités de gestion, le renforcement des infrastructures, le développement approprié de la couverture sanitaire dans les districts urbains, l’engagement communautaire, l’assurance qualité des soins, etc. En dépit de l'adoption de l'Initiative de Bamako qui devait permettre de renforcer les soins de santé primaires à travers le système de santé de district, le processus d'opérationnalisation des districts accuse un retard, ce qui se traduit par une insuffisance de la couverture des populations en soins de qualité.

Réforme hospitalière

L’objectif de la réforme hospitalière est de rendre ce secteur plus performant. La réforme a également pour objet de permettre à chaque acteur hospitalier de mieux situer ses droits, ses obligations et ses responsabilités vis à vis de l’institution et des malades. L’hôpital tout en contribuant de façon significative aux soins de santé primaires, doit être un lieu réservé aux malades les plus gravement atteints sur le plan clinique, ou qui sont dans une situation d’urgence. L’hôpital serait alors un plateau technique spécialisé. Cependant, ces réformes n'ont pas permis d'améliorer la qualité des soins offerts dans les services hospitaliers.

Réforme pharmaceutique

Pour faire face aux difficultés d’approvisionnement du secteur public et à la faveur de la politique des médicaments essentiels adoptée par le gouvernement, une Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques et des consommables médicaux (CAMEG) a été mise en place pour appuyer l’Initiative de Bamako. La dévaluation du franc CFA en janvier 1994 a accéléré la création des dépôts de Médicaments Essentiels Génériques (MEG) dans les formations sanitaires.

La réforme pharmaceutique a intéressé, entre autres, les volets suivants : la législation et la réglementation pharmaceutiques, l'approvisionnement, la production locale, la distribution y compris les remèdes traditionnels issus de la pharmacopée traditionnelle, l'assurance qualité des médicaments, l'usage rationnel, l'information et la promotion des médicaments, l'accessibilité financière aux médicaments. Malgré les nombreux acquis dans le secteur pharmaceutique, quelques insuffisances persistent à savoir l’absence de plan de développement des structures de production des médicaments, l’inadaptation des textes législatifs et réglementaires et l’insuffisance d’leur application. , L'usage des médicaments est souvent inapproprié, favorisant ainsi la vente des médicaments prohibés et l'automédication. Ces réformes ont été opérées pour accroître la performance du système de santé ; le gouvernement étant convaincu que la santé est une composante déterminante du développement.